Analyse de l’affaire Samouraï wallet : le portefeuille visé par la justice américaine

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By cocostar

L’affaire Samouraï Wallet a récemment attiré l’attention des autorités judiciaires américaines. Ce portefeuille électronique, spécialisé dans les cryptomonnaies, est au cœur d’une affaire aux enjeux juridiques et technologiques majeurs. Nous plongeons ici au cœur de cette affaire pour en comprendre les tenants et aboutissants.

découvrez l'analyse de l'affaire samouraï wallet, un portefeuille visé par la justice américaine. informez-vous sur les derniers développements et les implications juridiques de cette affaire.



La protection de la vie privée selon Samouraï wallet



Créé pour offrir une meilleure protection de la vie privée aux utilisateurs de Bitcoin, le Samouraï wallet se distingue par ses fonctionnalités avancées. Parmi elles, on retrouve la possibilité d’anonymiser son IP via un VPN ou le réseau TOR, la création automatique de nouvelles adresses pour chaque paiement reçu et des solutions tels que Ricochet Send pour rendre la traçabilité des transactions plus complexe.



L’une des innovations les plus marquantes de ce wallet est introduite en juin 2019 : Whirlpool, une fonctionnalité similaire à Coinjoin. Grâce à Whirlpool, les utilisateurs peuvent faire des transactions conjointes, réduisant ainsi la possibilité de relier l’émetteur au récepteur des fonds. Cependant, c’est précisément cette fonctionnalité qui a attiré l’attention de la justice américaine.


Les événements d’avril 2024 et l’arrestation des développeurs



En avril 2024, les responsables Keonne Rodriguez et William Lonergan Hill, PDG et second directeur technologique de Samouraï, ont été arrêtés et accusés par la justice américaine. Les accusations incluent leur participation présumée au blanchiment de centaines de millions de dollars à travers leur service de mixage Whirlpool.




« Rodriguez et Hill auraient sciemment facilité le blanchiment de plus de 100 millions de dollars de produits du crime. Avec nos partenaires chargés de l’application des lois, nous continuerons sans relâche à poursuivre les organisations criminelles qui utilisent la cryptomonnaie pour dissimuler des comportements illicites. »




Simultanément, plusieurs serveurs et noms de domaines appartenant à Samouraï ont été saisis, entraînant la mise à l’arrêt du service Whirlpool.


Les chefs d’accusation de blanchiment d’argent



Les responsables de Samouraï ont été inculpés selon deux chefs d’accusation : complicité de blanchiment d’argent et complicité d’exploitation d’une entreprise de transmission de fonds non agréée.



Même si ces accusations ne reposent que sur la conspiration de réaliser l’action, et non sur l’action elle-même, elles pourraient avoir des implications légales significatives.


Le débat autour de la qualification de « money transmitter »



Selon les lignes directrices du FinCEN Guidance de 2019, le Samouraï wallet, en tant que portefeuille non custodial, ne doit pas être classifié comme money transmitter.




« Les propriétaires de portefeuilles non hébergés – des logiciels qui leur permettent de stocker et d’effectuer des transactions en CVC – ne sont pas des transmetteurs de fonds. »




Pour prétendre à cette classification, Samouraï wallet aurait dû recevoir ou stocker les BTC de ses utilisateurs. Ainsi, l’accusation visant à qualifier Samouraï de money transmitter pourrait avoir des implications considérables pour l’industrie des cryptomonnaies.


Les implications et conséquences de l’affaire



Les accusations de blanchiment de fonds soulèvent d’autres questions. Comment peuvent-ils être tenus responsables pour des transactions réalisées par d’autres individus avec leur logiciel open source ?



La nature de l’accusation de conspiration est également discutée. Le fait que Samouraï wallet n’ait jamais conspiré à devenir un service de transfert de fonds ou de blanchiment d’argent, son unique objectif étant l’amélioration de la vie privée des utilisateurs, pose un réel débat juridique.



Cette affaire pourrait créer un dangereux précédent pour l’écosystème des cryptomonnaies et ouvrir la voie à d’autres actions en justice contre des projets similaires. Les répercussions se font déjà sentir, avec des projets comme Wasabi et Phoenix wallet qui annoncent suspendre leurs services d’anonymisation aux États-Unis.



Après avoir plaidé non coupable le 29 avril, Keonne Rodriguez a vu sa demande de libération sous caution acceptée, fixée à 1 million de dollars. Cette affaire rappelle celle de Tornado Cash, où les développeurs sont également incriminés pour l’utilisation de leur logiciel open source par d’autres.



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Créé pour offrir une meilleure protection de la vie privée aux utilisateurs de Bitcoin, le Samouraï wallet se distingue par ses fonctionnalités avancées. Parmi elles, on retrouve la possibilité d’anonymiser son IP via un VPN ou le réseau TOR, la création automatique de nouvelles adresses pour chaque paiement reçu et des solutions tels que Ricochet Send pour rendre la traçabilité des transactions plus complexe.

L’une des innovations les plus marquantes de ce wallet est introduite en juin 2019 : Whirlpool, une fonctionnalité similaire à Coinjoin. Grâce à Whirlpool, les utilisateurs peuvent faire des transactions conjointes, réduisant ainsi la possibilité de relier l’émetteur au récepteur des fonds. Cependant, c’est précisément cette fonctionnalité qui a attiré l’attention de la justice américaine.

Les événements d’avril 2024 et l’arrestation des développeurs

En avril 2024, les responsables Keonne Rodriguez et William Lonergan Hill, PDG et second directeur technologique de Samouraï, ont été arrêtés et accusés par la justice américaine. Les accusations incluent leur participation présumée au blanchiment de centaines de millions de dollars à travers leur service de mixage Whirlpool.

Simultanément, plusieurs serveurs et noms de domaines appartenant à Samouraï ont été saisis, entraînant la mise à l’arrêt du service Whirlpool.

Les chefs d’accusation de blanchiment d’argent

Les responsables de Samouraï ont été inculpés selon deux chefs d’accusation : complicité de blanchiment d’argent et complicité d’exploitation d’une entreprise de transmission de fonds non agréée.

Même si ces accusations ne reposent que sur la conspiration de réaliser l’action, et non sur l’action elle-même, elles pourraient avoir des implications légales significatives.

Le débat autour de la qualification de « money transmitter »

Selon les lignes directrices du FinCEN Guidance de 2019, le Samouraï wallet, en tant que portefeuille non custodial, ne doit pas être classifié comme money transmitter.

Pour prétendre à cette classification, Samouraï wallet aurait dû recevoir ou stocker les BTC de ses utilisateurs. Ainsi, l’accusation visant à qualifier Samouraï de money transmitter pourrait avoir des implications considérables pour l’industrie des cryptomonnaies.

Les implications et conséquences de l’affaire

Les accusations de blanchiment de fonds soulèvent d’autres questions. Comment peuvent-ils être tenus responsables pour des transactions réalisées par d’autres individus avec leur logiciel open source ?

La nature de l’accusation de conspiration est également discutée. Le fait que Samouraï wallet n’ait jamais conspiré à devenir un service de transfert de fonds ou de blanchiment d’argent, son unique objectif étant l’amélioration de la vie privée des utilisateurs, pose un réel débat juridique.

Cette affaire pourrait créer un dangereux précédent pour l’écosystème des cryptomonnaies et ouvrir la voie à d’autres actions en justice contre des projets similaires. Les répercussions se font déjà sentir, avec des projets comme Wasabi et Phoenix wallet qui annoncent suspendre leurs services d’anonymisation aux États-Unis.

Après avoir plaidé non coupable le 29 avril, Keonne Rodriguez a vu sa demande de libération sous caution acceptée, fixée à 1 million de dollars. Cette affaire rappelle celle de Tornado Cash, où les développeurs sont également incriminés pour l’utilisation de leur logiciel open source par d’autres.

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